Il s'agit là encore d'un duo, mais originaire de Nanterre (92) cette fois, révélé aux yeux du grand public rap durant l'été 2000 avec un très remarqué Maxi 5 titres produit par Kuisto et sur lequel on retrouvait notamment Les X (anciennement Les X-Men) ou Police One, un rappeur de San Diego. Depuis, Adams et Boly ont persévéré, figurant sur plusieurs mixtapes et compilations (Police Vol. 2, R.E.R., Rap City, West Rider 1, West Rider 2, etc.), et ont entamé lors d'un séjour californien l'été dernier l'enregistrement de leur tout premier album intitulé Hauts-de-Seine Chier, prévu pour mai. À la production, on retrouvera une nouvelle fois Kuisto de l'écurie Chain Gang Records, ainsi qu'Aélpéacha et Soul Thug. Preuve de l'ambition du projet, Bass Click s'est pour l'occasion offert le luxe d'inviter des rappeurs américains en plus des traditionnels featurings français, notamment Young Bo du mythique label No Limit Records. De plus, l'album sera livré avec un DVD.
Album : Haute Seine Chier en 2004
Si vous aimez de bonne prod West avec de bon beat
Interview du groupe :
On commence simple. Quels sont les gars qui vous ont influencés, qui vous ont mis une grosse claque musicale ?
Bass Click : Tout le monde les connâit : Dre, Snoop, Above The Law, Cash money Records, DPG... Le real gangsta Shit, quoi ! Là ou il y a des femmes, là où il ya de la musique, de la fumée...(rires) NWA, avec Ice cube, c'est celui qu eje kiffe le plus. Le Chronic de 92, avec Snoop. Tout ce qui a été fait à cette période-là, des vrais classiques.
Le G-funk à la française peut-il s'imposer chez nous ?
Bass Click : Largement. Il ya un marché, mais il faut trouver des gens qui croient en nous. Et ça, c'est plus difficile. Les gens qui font à présent du rap ont commencé par kiffer la west coast avant de faire ce qu'ils font aujourd'hui.
Les clichés de la West, on les connapit : sexe, drogue, bagnoles et money. Que pensez-vous de leur délire ?
Bass : Dire qu'on s'y reconnapit... On n'a pas tout ça, on ne va pas se faire des histoires. On habite dans le 92, et on ne se prend pas pour des Américains. C'est d'abord du kif, on se raconte une histoire. Le hip-hop, c'est ça : un petit garçon qui sort dans la rue, et qui rêve, d'avoir pleins de trucs, des belles femmes, des belles voitures, quelque chose de bien pour soi, et de quoi laisser à la releve. On se reconnaît évidemment dans le délire, parce qu'on en rêve !
Plusieurs d'entre vous ont amené des rappeurs qu'on dira "traditionnels" à poser sur des prod G-funk. Raconter-nous un peu...
Bass : Les X, c'est une question de feeling. Ils ont kiffé nos sons, et on les a rencontrés par l'intermédiaire de Kuisto, notre concepteur musical. Ils étaient venus travailler dans notre petit studio. Ils sont rentrés dans le délire, ils ont sorti quelque chose de bien. Il y a des mecs qui ne sont pas bouché du cul ! Il y a un public west, le truc, c'est d'arriver à dépasser le délire, et nous, on va au fond du délire. On n'a pas de limit !
Alors, justement, s'il y avait un clip à tourner, vous y mettriez quoi ?
Bass : De la biatch ! Des femmes, des femmes et... la faimille de Nanterre
Pour un pratiquant, n'y a-t-il pas une contradiction entre les délire west coast et la religion ?
Bass : Je suis musulman, et Allah n'est pas contre la musique. Il est contre ce qu'on en fait. Mes croyances sont dans mon coeur, je préfère les garder pour moi. Je ne les mélange pas avec la musique, tout comme la famille. C'est aux autres de juger, s'ils ont envie de le faire. Moi, je ne juge pas.
site officiel
Album : Haute Seine Chier en 2004
Si vous aimez de bonne prod West avec de bon beat
Interview du groupe :
On commence simple. Quels sont les gars qui vous ont influencés, qui vous ont mis une grosse claque musicale ?
Bass Click : Tout le monde les connâit : Dre, Snoop, Above The Law, Cash money Records, DPG... Le real gangsta Shit, quoi ! Là ou il y a des femmes, là où il ya de la musique, de la fumée...(rires) NWA, avec Ice cube, c'est celui qu eje kiffe le plus. Le Chronic de 92, avec Snoop. Tout ce qui a été fait à cette période-là, des vrais classiques.
Le G-funk à la française peut-il s'imposer chez nous ?
Bass Click : Largement. Il ya un marché, mais il faut trouver des gens qui croient en nous. Et ça, c'est plus difficile. Les gens qui font à présent du rap ont commencé par kiffer la west coast avant de faire ce qu'ils font aujourd'hui.
Les clichés de la West, on les connapit : sexe, drogue, bagnoles et money. Que pensez-vous de leur délire ?
Bass : Dire qu'on s'y reconnapit... On n'a pas tout ça, on ne va pas se faire des histoires. On habite dans le 92, et on ne se prend pas pour des Américains. C'est d'abord du kif, on se raconte une histoire. Le hip-hop, c'est ça : un petit garçon qui sort dans la rue, et qui rêve, d'avoir pleins de trucs, des belles femmes, des belles voitures, quelque chose de bien pour soi, et de quoi laisser à la releve. On se reconnaît évidemment dans le délire, parce qu'on en rêve !
Plusieurs d'entre vous ont amené des rappeurs qu'on dira "traditionnels" à poser sur des prod G-funk. Raconter-nous un peu...
Bass : Les X, c'est une question de feeling. Ils ont kiffé nos sons, et on les a rencontrés par l'intermédiaire de Kuisto, notre concepteur musical. Ils étaient venus travailler dans notre petit studio. Ils sont rentrés dans le délire, ils ont sorti quelque chose de bien. Il y a des mecs qui ne sont pas bouché du cul ! Il y a un public west, le truc, c'est d'arriver à dépasser le délire, et nous, on va au fond du délire. On n'a pas de limit !
Alors, justement, s'il y avait un clip à tourner, vous y mettriez quoi ?
Bass : De la biatch ! Des femmes, des femmes et... la faimille de Nanterre
Pour un pratiquant, n'y a-t-il pas une contradiction entre les délire west coast et la religion ?
Bass : Je suis musulman, et Allah n'est pas contre la musique. Il est contre ce qu'on en fait. Mes croyances sont dans mon coeur, je préfère les garder pour moi. Je ne les mélange pas avec la musique, tout comme la famille. C'est aux autres de juger, s'ils ont envie de le faire. Moi, je ne juge pas.
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